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Des conclusions publiées pour la Semaine nationale de prévention de la noyade indiquent qu’il y a quatre fois plus de probabilité que les immigrants ne sachent pas nager

Toronto, ON – le 15 juillet 2010 – Les conclusions d’une nouvelle étude commandée par la Société de sauvetage, un organisme de bienfaisance oeuvrant dans le but de prévenir la noyade, indiquent que les « nouveaux Canadiens » – en particulier ceux et celles qui vivent au Canada depuis moins de cinq ans – courent plus de risques de se noyer lorsqu’ils font de la plaisance ou se baignent. Malgré le fait que 79 % de ces personnes planifient se retrouver dans ou autour de l’eau cet été, ils y a quatre fois plus de probabilité qu’ils ne sachent pas nager que les personnes nées au Canada.

Les conclusions initiales de l’étude intitulée « L’influence de l’ethnicité lors de la participation à des activités aquatiques et des noyades au Canada » ont été publiées aujourd’hui juste avant le début de la Semaine nationale de prévention de la noyade qui se déroulera du 17 au 24 juillet. Cette étude qui semble être la première de ce genre au Canada a examiné l’influence de l’ethnicité sur les attitudes et les comportements des gens en ce qui a trait à la sécurité aquatique. La Société de sauvetage planifie la publication de plusieurs rapports sur les conclusions de cette étude. Elle espère que cela déclenchera une recherche encore plus approfondie qui lui permettra d’accroître son action sociale auprès de tous les Canadiens.

« Ces conclusions confirment ce que nous avions déjà constaté dans les collectivités partout à travers le pays c’est-à-dire que les nouveaux immigrants canadiens possèdent souvent des connaissances ou des expériences différentes en ce qui concerne la sécurité aquatique » a déclaré Barbara Byers, la Directrice de l’éducation du public de la Société de sauvetage. « Nous avions commandé cette étude dans le but de mieux comprendre ces différences et de découvrir comment nous pourrions améliorer notre façon d’enseigner la sécurité aquatique à tous les Canadiens ».

« Les conclusions indiquent le besoin d’offrir un enseignement en sécurité aquatique visant spécifiquement les nouveaux immigrants, en particulier ceux et celles qui se sont établies au Canada il y a moins de cinq ans » a poursuivi Mme Byers. « La plaisance et la natation sont les deux plus importants domaines au sein desquels les résultats de cette étude démontrent que ces nouveaux Canadiens doivent recevoir encore plus de renseignements et d’éducation afin de faire diminuer leurs risques de noyade ».

La natation est l’activité aquatique le plus populaire, pourtant presque un tiers (31%) de nouveaux Canadiens sont nerveux autour de l’eau et la moitié (50%) de nouveaux parents Canadiens craint que leurs enfants peuvent noyer.

L’étude révèle que 57 % des nouveaux Canadiens ayant collaboré au sondage avaient identifiés la natation comme activité aquatique à laquelle ils participaient le plus souvent. Ce fait confirme pour la Société de sauvetage le besoin d’inculquer l’importance d’apprendre à nager et les avantages à prendre des cours structurés de natation à ces nouveaux Canadiens. Les autres conclusions incluaient ce qui suit:

  • il y a quatre fois plus de possibilités que les nouveaux Canadiens (19 %) ne sachent pas nager en comparaison avec les personnes nées au Canada (4 %)
  • la moitié (50 %) des nouveaux parents Canadiens s’inquiètent du fait que leurs enfants pourraient se noyer ou se blesser lorsqu’ils vont se baigner

L’apprentissage de la natation devrait être une priorité

Parmi les nouveaux Canadiens un total de 92 % considère que l’apprentissage de la natation est une compétence essentielle à acquérir et 93 % croient que tous les enfants devraient suivre des cours de natation à l’école par le biais d’un programme de sécurité aquatique offert par celle-ci. Mme Byers a déclaré que ces conclusions nous indiquent qu’il faut continuer à offrir des programmes comme « Nager pour survivre ». Dans le cadre de ce programme offert dans les écoles élémentaires, les enfants acquièrent la norme minimale de natation dans le but de survivre à une chute inattendue en eau profonde. Suite au succès du lancement de ce programme en Ontario en 2005, il est maintenant offert dans toutes les autres provinces sauf à l’Île du Prince Édouard.

« Nous sommes confortés à l’idée que les nouveaux Canadiens reconnaissent le besoin de cours structurés et de l’enseignement de la sécurité aquatique » indique Mme Byers. « Au cours des dernières années notre enseignement de compétences en natation par le biais de « Nager pour survivre » a eu un impact significatif sur les enfants. Il ne faut toutefois pas oublier que la noyade demeure une des principales causes de décès parmi les enfants et que nous devons poursuivre nos efforts jusqu’à ce que ce ne soit plus le cas ».

Les conclusions concernant la plaisance indiquent que les gens planifient d’y participer mais qu’ils hésitent à cause de l’aspect sécurité

  • 31 % des nouveaux Canadiens planifient participer à des activités nautiques cet été
  • 42 % des nouveaux Canadiens qui pratiquent la plaisance rapportent qu’ils sont inquiets à la pensée d’être dans une embarcation sur l’eau
  • 60 % des nouveaux Canadiens qui participent à des activités nautiques considèrent qu’ils ne possèdent pas les connaissances requises sur la sécurité nautique

Action sociale en plusieurs différentes langues visant les nouveaux Canadiens

La Société de sauvetage admet que de nombreux nouveaux Canadiens font face à des barrières linguistiques lorsqu’ils reçoivent des renseignements. Elle travaille présentement dans le but d’offrir des outils de communication sur la sécurité nautique aux membres de collectivités au sein desquelles l’anglais est une langue seconde.

En juin 2010, en collaboration avec Ontario Power Generation (OPG), la Société a lancé des conseils de sécurité nautique en 33 langues, incluant des langues autochtones.

En 2009, la Société avait établi un partenariat avec RBC Foundation afin de traduire les renseignements de « Nager pour survivre » en 26 autres langues (en plus du français et de l’anglais) : en arabe, en chinois, en tchèque, en farsi, en grec, en goujrati, en hindi, en hongrois, en italien, en khmer, en coréen, en macédonien, en pachtoune, en polonais, en portugais, en panjabi, en roumain, en russe, en somali, en espagnol, en tagalog, en tamoul, en twi, en ukrainien, en urdu et en vietnamien.

Cette récente étude démontre que la traduction de ces outils était un pas dans la bonne direction. Lorsqu’ils avaient reçu les nouvelles affiches éducatives « Nager pour survivre » dans leur propre langue, 85 % des nouveaux Canadiens étaient d’accord qu’ils avaient appris quelque chose d’utile qu’ils ne savaient pas précédemment. 91 % se disaient d’accord que ces affiches pourraient inciter plus de gens à apprendre à nager maintenant que ces affiches étaient disponibles dans de nombreuses autres langues.

La population née à l’étranger est sur une pente ascendante

Statistiques Canada prévoit que la proportion de la population canadienne composée des personnes nées à l’étranger continuera à augmenter et pourrait atteindre une proportion de 25 à 28 % en 2031. Cela signifie qu’au moins une personne canadienne sur quatre serait née à l’étranger.1

« Il va sans dire que l’apprentissage de la natation est cruciale pour tous les Canadiens » a déclaré Mme Byers. « Toutefois à mesure que la population canadienne continue d’évoluer nous devons tenter de nous assurer que nos outils d’éducation et de sécurité aquatique soient accessibles à tous et toutes ».

Durant sa Semaine nationale de prévention de la noyade, la Société de sauvetage désire aussi renouveler la mémoire aux Canadiens de faire ce qui suit :

  • suivre un cours en sauvetage et apprendre comment réduire les risques de noyade ainsi que pour apprendre comment intervenir si une urgence aquatique se produit. À tout le moins s’assurer que tous les membres de la famille peut réussir la norme canadienne « Nager pour survivre ».
  • toujours porter un gilet de sauvetage ou un VFI lorsqu’ils sont à bord d’une embarcation de plaisance
  • ne pas consommer d’alcool lorsqu’ils ont l’intention de conduire leur bateau
  • toujours maintenir leurs enfants à l’œil; les garder à portée de bras et si possible choisir de nager dans un endroit superviser par un surveillant sauveteur.

Les statistiques nationales sur la noyade

Les décès causés par une noyade ont continué d’augmenter au cours des dernières années. En 2006, l’année la plus récente pour laquelle de telles statistiques sont disponibles, 508 Canadiens sont décédés dans des incidents reliés au domaine aquatique. La plus grande augmentation s’est produit parmi les hommes âgés entre 50 et 64 ans. Les hommes sontégalement quatre fois plus à risque de se noyer que les femmes.

Au sujet de cette étude

En mai 2010, la Société de sauvetage a commandé une étude à Ipsos Reid Public Affairs intitulée « L’influence de l’ethnicité lors de la participation à des activités aquatiques et des noyades au Canada ». Cette étude visait à tenter de comprendre les attitudes et les comportements des nouveaux Canadiens face à la natation et d’apprendre quelles connaissances des pratiques de sécurité aquatique ils possédaient. L’étude a mis l’accent sur la population de répondants natifs du Canada et une population de répondants en provenance de la Chine, l’Asie du Sud, l’Asie de Sud Est et des collectivités musulmanes qui n’étaient pas nés au Canada. Citoyenneté et Immigration Canada a identifié les régions de ces divers pays comme étant la provenance la plus commune des nouveaux immigrants au Canada.2

L’étude a examiné diverses questions reliées à la sécurité aquatique, incluant ce qui suit :

  • la probabilité de leur participation à des activités de natation et autres activités aquatiques
  • la corrélation entre depuis combien de temps la personne s’est établie au Canada et leur connaissance, attitudes et expériences de la sécurité aquatique
  • l’efficacité de certains programmes de sécurité aquatique et de programmes offrant du matériel dans leur langue afin de pouvoir rejoindre divers groupes de nouveaux Canadiens

L’échantillonnage total comportait 1 032 résidents Canadiens âgés entre 18 et 60 ans. De ce total 433 étaient nés au Canada et 599 n’étaient pas nés au Canada. Dans ce rapport nous faisons référence à ces personnes en tant que « nouveaux Canadiens ». (Pour un échantillonnage de 433 personnes lors d’une telle étude les résultats placent les probabilités comme étant précises dans un pourcentage de +/- 4.66 et ce 19 fois sur 20. Pour unéchantillonnage de 599 personnes lors d’une telle étude les résultats placent les probabilités comme étant précises dans un pourcentage de 3.94 et ce 19 fois sur 20).

Au sujet de « Nager pour survivre »

Le programme « Nager pour survivre » a été lancé en 2005. Dans le cadre de ce programme les enfants acquièrent trois compétences de base faisant partie d’une séquence : une entrée par roulade en eau profonde, nager sur place pendant une minute et nager une distance de 50 m (les statistiques démontrent que la majorité des gens qui se noient étaient à moins de 15 mètres de la rive ou d’un lieu sûr). Ce programme ne vise pas à remplacer des cours réguliers de natation mais est une première étape essentielle visant à se sentir en sécurité autour de l’eau. Les compétences acquises dans le cadre de ce programme pourraient faire la différence entre la vie et la mort lors d’une immersion soudaine et inattendue.

Au sujet de la Société de sauvetage :

La Société de sauvetage offre des services complets de programmes et services dans le but de prévenir la noyade. Nous sauvons des vies et prévenons la noyade et les blessures reliés au domaine aquatique par le biais de nos programmes de formation, de notre éducation du public Aqua Bonmd, de notre recherche sur les incidents aquatiques, de notre gestion de la sécurité aquatique et du sauvetage sportif. Plus de 700 000 Canadiennes/ Canadiens participent aux programmes de natation, de sauvetage, de surveillance aquatique, de premiers soins et en leadership de la Société au Canada à chaque année. Pour obtenir plus de renseignements à ce sujet vous pouvez aller sur le site suivant : www.lifesavingsociety.com.

Veuillez communiquer avec les personnes suivantes si vous désirez obtenir de plus ample information à ce sujet ou pour prévoir une entrevue :

Karen Krugel
PraxisPR
905-949-8255 poste 233
416-559-9200 (cellulaire)
karen@praxispr.ca
Nichola Rochon
PraxisPR
905-949-8255 poste 231
416-460-3159 (cellulaire)
nichola@praxispr.ca
Lorraine Simpson
819-868-6535
514-594-2033 (cellulaire)
lsimpson@videotron.ca

Références

1. Statistiques Canada. Projections de la diversité de la population canadienne 2006 à 2031. http://www.statcan.gc.ca/bsolc/olc-cel/olc-cel?catno=91-551-x&lang=eng
2. Citoyenneté et Immigration Canada, Faits et chiffres 2007, 2006, 2005, 2004, 2003, 2002, 2001 : Aperçu de l’immigration.