Un homme se met debout dans son bateau, jette un coup d’œil aux alentours afin de s’assurer qu’il est bien seul, puis il urine dans l’eau. Voilà un geste fréquent qui, malgré les apparences, peut s’avérer fatal. En effet, chaque année, environ 225 Canadiens se noient après être passés par-dessus bord.

La Société de sauvetage recueille des statistiques afin d’orienter ses campagnes d’éducation du public et ses cours de sauvetage vers les groupes le plus à risque. Nous vous encourageons fortement, ainsi que votre famille, à suivre un cours dès aujourd’hui — vous y apprendrez des stratégies de prévention, de sauvetage, d’auto sauvetage, ainsi que les premiers soins de base. (Consultez la section Programmes de la Société de sauvetage ou communiquez avec votre division pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet). Entre temps, évitez de grossir les statistiques, grâce aux conseils énumérés ci-dessus :

  1. Le gilet de sauvetage ou le vêtement de flottaison individuel (VFI) : choisissez-en un et portez-le.
    Ne vous contentez pas de l’avoir à bord. Choisissez-en un et portez-le. Au Canada, la grande majorité des victimes de noyade due à la navigation de plaisance ne portaient pas de gilet de sauvetage ou de vêtement de flottaison individuel (VFI) au moment de l’incident. Il est aussi difficile d’enfiler un gilet de sauvetage en situation d’urgence que de boucler votre ceinture de sécurité au moment d’un accident de voiture.Les gilets de sauvetage ont beaucoup changé. Il existe maintenant des gilets gonflables et toute une gamme de couleurs et de styles de VFI pour vous permettre d’en choisir un qui vous convient.
  2. Pensez-y : pas d’alcool à bord.
    Selon le rapport national sur la noyade de 1991 à 2000, l’alcool est associé à 38 p. 100 des décès en bateau en général, à 44 p. 100 des décès en navigation de plaisance et à 43 p. 100 des décès en canot. L’alcool intensifie l’effet de la fatigue, du soleil, du vent et du mouvement du bateau sur l’équilibre, le jugement et le temps de réaction. Soyez Aqua Bonmd: pas d’alcool à bord.
  3. Obtenez votre carte.
    Les règlements ont changé et vous devez désormais avoir en main une preuve de votre compétence. Celle-ci peut se présenter sous trois différents formats :

    • la preuve que vous avez réussi un cours en sécurité nautique au Canada avant le 1er avril 1999;
    • l’obtention d’une carte de conducteur d’embarcation de plaisance suite à une cours homologué; et
    • une liste de vérification que vous avez remplie pour la location d’une embarcation (pour un bateau à moteur et valide pour la durée de la location).

    Obtenez une formation en sécurité nautique. Suivez un cours en classe ou par correspondance et subissez l’examen. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la formation du Brevet d’Opérateur Nautique, communiquez avec votre division de la Société de sauvetage. Vous connaîtrez ainsi le code de conduite maritime, vous saurez quoi faire dans les situations d’urgence nautique et vous saurez également conduire une embarcation de plaisance en toute sécurité.

  4. Renseignez-vous avant de partir. Consultez les prévisions météorologiques et effectuez une vérification sommaire.
    Réduisez vos risques en consacrant quelques minutes à votre liste de contrôle. Quelles sont les prévisions du temps? Y a-t-il des dangers particuliers dans les environs? Avez-vous vos cartes ou vos tableaux? Avez-vous vos gilets de sauvetage ou vos VFI? Votre trousse de premiers soins, vos outils et quelques pièces de remplacement? Est-ce que votre équipement de sécurité fonctionne? Avez-vous assez de carburant? Avez-vous informé quelqu’un de votre itinéraire et de l’heure prévue pour votre retour? Quel est l’état des voies navigables? Quels sont les endroits peu profonds? Y a-t-il des rapides?
  5. Portez l’équipement nécessaire.
    Portez votre VFI ou votre gilet de sauvetage, bien entendu, ainsi que de bons verres fumés et les vêtements appropriés, et n’oubliez pas votre écran solaire. Les pagaies, les sifflets et les fusées éclairantes font aussi partie de votre équipement.
  6. Conduisez votre embarcation à moteur ou votre motomarine de façon responsable.
    Regardez avant d’agir, évitez de vous lever, manœuvrez à une vitesse modérée, soyez conscient des changements météorologiques et dans l’obscurité, redoublez de prudence et utilisez un éclairage approprié.Les personnes de moins de 16 ans n’ont pas le droit de conduire une motomarine. Les enfants de moins de 12 ans doivent être accompagnés d’un adulte lorsqu’ils conduisent une embarcation à moteur de 10 ch (7,5 kW) ou plus. Les personnes de 12 à 15 ans doivent être accompagnées d’un adulte pour conduire un bateau à moteur de 40 ch (30 kW) ou plus.
  7. Ne vous levez jamais dans votre petite embarcation à moteur, votre canot ou autre embarcation du genre.
    De nombreux pêcheurs se sont noyés après s’être levés pour uriner dans l’eau.
  8. Suivez des cours de sauvetage.
    Soyez prêt en cas d’accident, que votre embarcation chavire ou que vous deviez porter secours à quelqu’un d’autre. Connaissez les risques associés à l’eau froide.
  9. Évitez la surcharge.
    Évitez les risques de chavirement en respectant les charges limites de votre embarcation, non seulement pour le nombre de passagers, mais aussi pour le poids de votre équipement.
  10. Respectez le code de conduite.
    Soyez courtois envers les autres usagers des voies navigables et respectez tous les règlements nautiques. Soyez attentifs aux nageurs et aux autres embarcations, et ayez toujours un surveillant à bord lorsque vous remorquez quelqu’un en skis nautiques ou en chambre à air.